Scoliose : comment s'allonger correctement ?


Pour les personnes souffrant de scoliose, dormir est souvent un défi. Elles sont particulièrement exigeantes lorsqu’il s’agit de trouver une solution de literie qui leur offre une bonne position couchée. Elles doivent pouvoir se remettre la nuit des tensions accumulées au quotidien.
Les déséquilibres causés par une mauvaise posture pendant la journée constituent également un défi la nuit. C'est pourquoi il est important d'adopter une position de couchage adaptée. Cela signifie que la morphologie individuelle doit être prise en compte en fonction de la situation.
Pour beaucoup, toutes les positions de sommeil ne sont plus possibles. Elles sont limitées à quelques positions de couchage dans lesquelles elles peuvent atteindre une relaxation et une récupération optimales. Idéalement, ces positions de couchage doivent être déterminées et planifiées avec le plus grand soin. Il faut éviter que la posture adoptée pendant le sommeil n'exerce une pression ou une tension sur certaines parties du corps. Cette position varie en fonction de la position de sommeil et doit être déterminée de manière très approfondie.
Les positions de sommeil dépendent souvent des habitudes. Même les personnes sans handicap choisissent souvent la position la moins inconfortable, par exemple sur le ventre. Il n’est possible de modifier ce comportement qu’en déterminant la position dans laquelle les personnes concernées ressentent le moins de tensions. Cela implique souvent un changement des habitudes de couchage. Mais cela ne fonctionne que si le matelas, le lit, est parfaitement adapté à la situation individuelle.
Une exigence fondamentale pour les systèmes de literie est de permettre un positionnement épousant les contours du corps et sans tension. Si possible, cela doit être valable dans différentes positions de couchage, comme par exemple sur le côté et sur le dos.
Cela nécessite d’une part des systèmes de literie partiellement adaptables à la morphologie de la personne concernée. Ceux-ci permettent de réduire, voire d’éliminer, les effets de pression et de traction.
Il est essentiel que cette « forme de lit » puisse être modifiée et optimisée a posteriori.
D'autre part, il est important que, lorsque les positions de couchage changent, la configuration du lit puisse également être modifiée. Ainsi, les besoins physiques, et pas seulement ceux des personnes atteintes de scoliose, varient souvent considérablement entre la position sur le dos et celle sur le côté. Il est donc important que les dormeurs aient la possibilité de sélectionner différents réglages du lit adaptés à leur position de sommeil respective. Cela est possible grâce à des sommiers à lattes réglables électriquement et programmés de manière sophistiquée.
Dans la plupart des cas, ces solutions sophistiquées ne peuvent pas être trouvées en essayant les lits chez un grand fournisseur. Si un matelas semble confortable lors d'un essai de dix minutes, cela ne signifie pas pour autant qu'il offrira un résultat optimal pendant la nuit.
En principe, un système de literie ne doit pas être trop dur. Les lits durs provoquent des pressions et des déformations qui déclenchent ou aggravent les tensions pendant la nuit. Mais il ne doit pas non plus être trop mou. Les lits qui s’enfoncent trop profondément entravent les mouvements nocturnes nécessaires, ce qui peut entraîner de nouvelles tensions.
Il est préférable de choisir une solution qui puisse être optimisée a posteriori. Il est important que les acheteurs s'assurent de bénéficier d'un droit de retour au prix d'achat pendant au moins deux à trois mois.
